Mardi 11 septembre par Henrik Rehr

November 17, 2019

Mardi 11 septembre par Henrik Rehr

Titre de livre: Mardi 11 septembre

Auteur: Henrik Rehr

Broché: 55 pages

Date de sortie: August 27, 2003

ISBN: 2749300975

Éditeur: Vents d'Ouest

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Henrik Rehr avec Mardi 11 septembre

Comment parler du 11 septembre en bande dessinée ? Comment raconter l’événement en images sans tomber dans le piège du spectaculaire ou, au contraire, le minimiser ? Henrik Rehr, dessinateur danois installé à New York, vivait à deux pas du World Trade Center. Le jour des attentats, il était paisiblement installé chez lui avec son fils de deux ans, tandis que sa femme avait emmené l’aîné à l’école. Il a choisi de raconter cette journée de son point de vue. Un récit simple et personnel, dans lequel il relate l’enchaînement des faits, depuis l’évacuation précipitée jusqu’au retour dans l’appartement, trois mois plus tard. La journée s’organise autour d’une question : qu’est-il arrivé à Dylan, son fils aîné ? Ni lui, ni sa femme, n’ont pu obtenir de ses nouvelles. Ils ont appris qu’une alerte à la bombe a été déclenchée à deux pas de son école. L’inquiétude s’empare du narrateur et évoque un souvenir douloureux : celui de la naissance de Dylan, qui avait provoqué une grave maladie chez sa femme et fait naître chez lui une profonde angoisse. Et la culpabilité fait son apparition : "L’un de vos premiers devoirs est de protéger vos enfants, et ce 11 septembre, cela m’était devenu totalement impossible", constate Henrik Rehr.
Constitué sous forme d’alternance de flash-back et de "choses vues" ce jour-là, cet album prend le parti de la simplicité et de la pudeur. Le seul, à vrai dire, qui convienne pour traiter ce genre de sujet. Le dessin reste sobre, presque documentaire, sans effets graphiques inutiles ni cadrages racoleurs. Tout concourt à créer l’empathie chez le lecteur : celui-ci se sent très proche du narrateur, de ses angoisses et de ses interrogations. Au-delà du cas individuel, le récit tisse des liens invisibles entre auteur et lecteur. Henrik Rehr confirme qu’il n’est pas de meilleure manière de rendre une histoire universelle que de vouloir relater et partager une expérience individuelle.
Car, au-delà du cas personnel, c’est évidemment toute la destinée de l’être humain qui se joue en arrière-plan. La sérénité qui imprègne la dernière page clôt admirablement le récit. Alors que la neige tombe sur Manhattan et que Noël approche, le livre dessine l’image d’un bonheur retrouvé. Et une phrase toute simple – "Ce n’est pas une petite chose que de trouver sa place dans le monde" – vient donner tout son sens au récit discret mais émouvant d’Henrik Rehr. --Gilbert Jacques